Étage

Un étage en architecture est l'espace entre plancher et plafond dans un bâtiment. Il se confond avec le niveau. Un étage est un ensemble de locaux contigus pour lesquels il n'y a pas ou peu de différence de niveau d'altitude des planchers tandis...



Catégories :

Élément d'architecture - Construction - Plancher - Distribution-Circulation d'édifice - Bâtiment

Définitions :

  • Division réelle d'un bâtiment dans le sens horizontal. Espace habitable délimité à l'intérieur d'un bâtiment par des divisions horizontales, planchers ou voûtes. Étage sur plancher, étage sur voûte.... (source : europa.perso.cegetel)

Un étage en architecture est l'espace entre plancher et plafond dans un bâtiment. Il se confond avec le niveau. Un étage est un ensemble de locaux contigus pour lesquels il n'y a pas ou peu de différence de niveau d'altitude des planchers tandis que les plafonds peuvent être particulièrement différents par leur forme et particulièrement dissociés par la hauteur libre qu'ils laissent.

La composition d'un bâtiment, l'utile et l'esthétique d'étages existants plus ou moins juxtaposés, est du domaine de l'architecture. Le gabarit de la construction, l'épannelage qui est issu de l'architecture, est du domaine de l'urbanisme qui montre la disparité des démarches selon la culture et la région.

Un élément d'urbanisme

En France, la réglementation urbaine, avec le Plan d'occupation des sols et son successeur le Plan local d'urbanisme, donne la surface autorisée de prise au sol sur la parcelle, l'emprise, mais aussi la hauteur de bâtiments constructibles selon leur situation dans la ville.

Un gratte-ciel est un immeuble comportant de nombreux étages, généralement en situation exceptionnelle avec autorisation exceptionnelle en France. À Paris, la tour Montparnasse, un des tout-premiers gratte-ciels parisiens, compte 59 étages. À Lyon, la tour de la Part-Dieu avec 42 étages est le plus haut bâtiment de l'agglomération dont la contrainte à la construction était de ne pas dépasser la hauteur de la colline de Fourvière. Dans certaines régions du monde, la démarche peut être inverse, la norme peut être celle des particulièrement hautes tours pour le respect de l'image de modernité qu'on veut donner, comme l'a fait historiquement New York, une caractéristique de la forme de la ville qu'elle a exporté.

Le plus célèbre des contournements des conventions de construction, celui en France des normes de la hauteur maximale admise de l'édifice à construire est la gouttière à la Mansart qui n'est pas au dernier étage de la construction. Dans les règlements de Haussmann à Paris l'immeuble compte 7 étages au maximum au dessus du rez-de-chaussée, avec une hauteur maximale de façade, une hauteur minimum d'étage, et le toit peut comporter au plus deux étages contenus dans des combles dont la section s'inscrit dans un demi-cercle dont le diamètre est fixé comparé à la largeur de la rue. Les surélévations de bâtiments dans des sites réglementés et protégés sont habituelles, provenant de la valeur du foncier.

Généralement les étages d'immeubles sont de mêmes dimensions globales, la même masse en emprise au sol. Ils peuvent se rétrécir avec des gradins comme pour les Pyramides de La Grande-Motte. Quelquefois, par exemple quand il y a un encorbellement, l'étage occupe une surface légèrement débordante à celle de la parcelle au sol. Le débord au-dessus de la chaussée fait l'objet de règles DTU avec une portée maximale et une hauteur du surplomb minimale.

Un élément d'architecture

Nécropole de Memphis, pyramide à étage de Djoser
Les étages marqués de la Norddeutsche Landesbank à Hannovre, conception de Behnish Architeckten.

Dans un bâtiment, l'étage – selon la racine du mot – est en élévation au-dessus du rez-de-chaussée et ne peut le désigner. L'architecture des bâtiments fait exister les étages pour des raisons pratiques d'intégration à l'environnement, des raisons d'efficacité militaire, des raisons esthétiques et de contexte social, des raisons économiques de rareté de terrain, des raisons religieuses, des raisons de processus de fabrication dans l'artisanat et l'industrie.

En France, en Angleterre et en Amérique latine les niveaux d'un bâtiment sont comptés à partir du rez-de-chaussée niveau 0, incrémentés par 1 en hauteur, sauf pour l'entresol et la terrasse supérieure non accessible. La terrasse supérieure accessible n'a pas de plafond et pour les puristes n'est pas un étage[1]. En Espagne, Aux États Unis, en Russie et en Chine, le rez-de-chaussée est compté comme l'étage Nº 1. Le repère est fait avec les circulations verticales : si le bâtiment est important et comporte des entrées à des dénivelés différents dus au terrain, le niveau 1 peut être celui d'une ou plusieurs des entrées, les autres étant à 0. La hauteur de l'édifice et le nombre d'étages conditionne les normes de sécurité d'évacuation à respecter, les circulations verticales, et spécifiquement les escaliers de secours. Pour désigner cette composition en étages d'un bâtiment, la notation sur les plans et coupes d'architecte est «R + (nombre d'étages)», R étant le rez-de-chaussée, le niveau le plus près du terrain naturel qui est noté «T. N.».

Les étages dans l'architecture antique et classique sont des éléments qu'on doit voir, entrant dans une composition du bâtiment. Cela s'appuie sur des éléments qui sont montrés d'architecture codifiée dans des Ordres. Ces éléments respectent au départ une conception philosophique de l'art de bâtir (l'architecture) et s'en éloignent en suivant à ce moment là plutôt un académisme. Le parti des Ordres simples (ioniques, doriques, corinthiens) est devenu, concernant les étages, le parti des Ordres juxtaposés propre à l'architecture romaine. Avec ses symboles de puissante autorité organisant la société, on montre alors et distingue dans la construction antique les niveaux, chaque Ordre étant spécifique à un étage de la construction. Puis l'unité de la façade composée de tous ses étages est quelquefois faite avec l'Ordre colossal régnant sur plusieurs étages, sur la presque totalité de la hauteur de la construction. Cette dernière disposition est apparue timidement au cours du XVe siècle et s'est généralisée au milieu du XVIe siècle. L'architecture académique distingue le niveau et l'étage. La définition du niveau est faite par les baies et non les planchers. On peut ainsi avoir une salle pouvant être seule dans un corps de bâtiment (par exemple une bibliothèque) occupant plusieurs niveaux avec cependant un seul plancher s'il y a plusieurs fenêtres juxtaposées et plusieurs corniches qui séparent les niveaux en façade. À l'inverse s'il y a découpe commune de fenêtre avec piédroits communs sans coupure de corniche (baie passante) pour plusieurs planchers, il n'y a qu'un niveau (cas de l'entresol). On confond cependant niveau et étage pour les murs pignons aveugles. Les éléments de l'architecture composant l'unité visible d'un étage de la construction est obtenue par la composition soignée des éléments de baie (frontons, balustrades, frise, etc. ) entre les cordons marquant les étages. Ces éléments n'ont plus eu leur véritable valeur philosophique d'origine. On voit ainsi apparaître clairement comme raison principale de la construction architecturale avec étage des différences d'utilité selon la hauteur où se situe l'occupation. A titre d'exemple, dans le sud de l'Espagne au XVIe siècle, les logis sont composés d'un appartement d'été pour disposer du patio et son ombre au rez-de-chaussée et d'un appartement d'hiver à l'étage. Le fonctionnalisme apparaissant de manière marquée dans le XXe siècle en traduction de la place prise dans la société par le dispositif économique et de la laîcisation des valeurs artistiques, les éléments classiques de marque d'étage disparurent ou devinrent anecdotiques. La visibilité en façade — quand ils ne sont pas éclairés de l'intérieur — des étages des immeubles modernes avec les façades rideaux en glace opaque et transparente fréquemment n'est plus faite. Ces façades lisses effaçent l'effet des tranches par la régularité des niveaux se succédant. La notion d'étage disparaît dans certaines conceptions d'architecture d'avant-garde actuelle. Dans l'architecture molle qui se réalise désormais, par exemple, la notion d'espace n'est plus liée à un volume parallélépipédique. Car il ne s'agit plus de locaux établis sur un plan mais pré-vu en architecture virtuelle dans une organisation généralement organique du corps de bâtiment à la façon du corps humain. La continuité des espaces n'est plus celle d'un plancher plan occupé par des pièces. Dans certaines architectures futuristes [2]la notion d'étage existe toujours moins car il peut s'agir d'agrégats de cellules de vie positionnés ou non en hauteur.

Dans tout édifice...

On monte et descend aux étages d'un bâtiment avec un escalier, d'un escalier mécanique, d'un ascenseur, d'une rampe. Dans le cas d'une rampe continue en hélice utilisée dans les silos de box d'automobiles, on considère généralement qu'il n'y a qu'un étage continu sur plusieurs niveaux, et cette notion est exploitée quelque-fois dans l'architecture moderne dans les décalages voulus pour la hauteur des dalles comparé au sol selon les ailes du bâtiment.

Le plancher au niveau du sol est le rez-de-chaussée 
Pour un édifice de plain-pied, le plancher a pu en fait ne pas exister et jusqu'au milieu du XXe siècle en Europe dans certaines fermes a pu être constitué de terre battue, en continuité avec le sol extérieur. Pour éviter les désagréments de la boue et des inondations, le plancher du rez-de-chaussée des édifices a été souvent construit un peu au dessus du sol avec un terre-plein ou plus tard avec un vide sanitaire bas s'il n'y avait pas de cave. [3] L'accès se fait alors par les quelques marches d'un perron extérieur. À la fin du XIXe siècle, le plan d'urbanisme de Paris impose la construction de rez-de-chaussée à hauteur minimale de 2, 80 m. Au XXe siècle, le rez-de-chaussée de certains bâtiments dans l'architecture Style Mondial se résume à l'entrée principale. [4] Ou même le rez-de-chaussée disparaît de l'immeuble sur pilotis pour laisser sa place à la terre avec un accès par passerelle et rampe. Pour la conception urbaine des dalles paysagées comportant des jardins et des circulations piétonnes surélevés communes à un quartier qui ont généralisé cette conception, le rez-de-dalle est devenu le nouveau niveau rez-de-chaussée piéton. Le rez-de-chaussée existe en traduction littérale en anglais et sert à désigner ce niveau pour les Anglais qui utilisent une courette en contre-bas de chaussée. Pour les Canadiens, le terme rez-de-chaussée n'a pas forcément existé, mais il existe bel et bien dans la terminologie québécoise, qui ratifie aussi «premier étage» comme équivalent. [5]
Le soubassement 
qui est l'étage marquant la liaison de la construction avec le terrain sur lequel s'implante la bâtisse. Dans l'architecture classique, le bâtiment important est d'une certaine façon posé sur un piédestal, ce piédestal est visible par un appareillage différent du reste de l'élévation du mur et sa composition donne une impression de robustesse par le bossage des pierres et une impression de solidité par le débord qu'il y a de la partie basse avec la partie haute du mur en retrait, qui fait voir que l'épaisseur de mur est plus grande. Si le sol est en pente, cet étage de soubassement s'enfonce dans le sol, et la parenté des ses parois avec un mur de soutènement est marquée par une même forme avec le fruit donné au mur parce que cet étage «rachète» le manque d'horizontalité du terrain. La différenciation se fait toujours plus sentir par des portes d'accès à cet étage depuis l'extérieur qui ne sont pas les mêmes que celles du reste de la construction, surtout dans l'architecture nordique. L'étage de soubassement ne comporte classiquement pas de fenêtre.
Les sous-sols 
qui sont des caves, des garages ou des niveaux techniques sont apparus à la fin du XIXe siècle après les caves voûtées respectant les traditions XIIe siècle désignant des locaux souterrains ne débouchant pas comme le font les galeries de passage. Le nombre de sous-sols — la profondeur atteinte — est limité généralement par des contraintes techniques dues au risque d'inondation, à la présence de nappe phréatique dont la construction doit tenir compte. Si la rareté du terrain l'oblige, [6] la profondeur est moins un frein pour un usage de stockage, par exemple pour des silos de stationnement et ce nombre dépasse la dizaine. Les sous-sols sont devenus suivant les contraintes urbaines de la fin du XXe siècle quelquefois des niveaux ordinaires, des étages d'utilisation fonctionnelle tout comme les autres pour certaines organisations utilisatrices, ou présentant un intérêt comparé au climat, aux longs hivers (Canada), ou alors un intérêt de sécurité civile (Suisse) ou militaire (France).
L'entresol 
est un étage[7] qui peut être à plafond assez bas, se situant normalement à mi-niveau avant le premier étage au-dessus du Rez-de-chaussée, et pas nécessairement avec la même emprise au sol. Ses entrées peuvent être au sein des lots du rez-de-chaussée. Il se situe plutôt en arrière de bâtiment si la façade principale comporte des entrées de commerces et ateliers. L'entresol est intégré en façade principale avec le Rez-de-chaussée dans certains styles classiques qui doivent comporter par les bandeaux de façade la marque visible des étages en rappelant les corniches d'appui des planchers. (Ces bandeaux servent quelquefois à «tricher» sur la position de ceux-ci et déterminer l'impression arrangée de position et de hauteur d'étage à la lecture de la façade). Les baies ne différencient pas à l'extérieur les deux niveaux, ayant des fenêtres à quatre battants servant aux deux niveaux en étant regroupés par deux horizontalement et délimités par une large traverse devant le plancher d'entresol. Les baies en plein cintre réservent l'arc à l'entresol. L'éclairage pouvait être à raz le sol pour l'entresol, les pièces étant à plafond bas et utilisées pour le service, et non pas pour les réceptions.
L'entresol des immeubles modernes est l'organisation architecturale qui fait suite au «rez-de-chaussée surélevé» des bâtiments où on faisait une économie de terrassement en enterrant les caves et les garages à mi-hauteur. Ce qui, avec l'usage, a abouti aux silos-garages actuels et a produit la surélévation en surplomb de la chaussée du jardin et des terrasses recouvrant ces garages. L'entresol moderne est souvent en rez-de-jardin avec accès à une terrasse privative.
L'étage standard 
est l'étage qui a pu être complètement répétitif dans la construction d'habitat moderne selon-guerre et comporter un seul plan d'architecte pour organiser les étages du premier jusqu'à l'avant dernier niveau d'un bâtiment. Énormément de ces bâtiments ont été fabriqués économiquement et avec 4 ou alors 5 étages en plus du rez-de-chaussée pour ne pas devoir être équipés d'ascenseur. En 1980 l'obligation d'équiper avec un ascenseur est faite pour les bâtiments à gabarit au dessus de R+3. De même les "tours" ne dépassaient pas 14 étages pour des questions de sécurité d'évacuation, mais des problèmes pouvaient en fait survenir à cause de la vétusté du réseau d'alimentation en eau de la ville conçu sur le dispositif du château d'eau sans que les surpresseurs en immeuble soient intégrés [8].
Les étages carrés 
sont des étages dont les cloisons sont verticales (hors combles classiques avec surcroît ou non, les bâtiments modernes d'habitation en comportant en paroi oblique de béton).
Le demi-étage 
est un étage adossé à un vaisseau, une galerie-à-l'italienne, par exemple et qui divise horizontalement l'espace latéral libre dans la construction laissé par ce dernier. Plusieurs demi-étages arrivent à la hauteur de la voûte. Il peut y avoir des baies entre le vaisseau et le demi-étage.
Le plateau 
est un étage en espace libre[9], à l'instar des plateaux de tournage de cinéma et télévision, avec faux-plancher et faux-plafond, généralement à usage de bureau, avec des bureaux fermés modulables ou des bureaux ouverts paysagés, des cloisons. Ces étages font partie de l'architecture high-tech 1970 qui a utilisé des dalles suspendues.
L'étage technique 
est le niveau utilisé pour les mécaniques d'ascenseur, VMC, chaudières collectives, climatiseurs non ponctuels, dans les immeubles d'habitat, dans les immeubles de bureaux hauts.

Architecture d'habitat

L'étage noble 
(piano nobile en italien) est dans les architectures un étage d'apparat de proportions imposantes, haut de plafond, utilisé par des occupants de classe sociale importante pour les réceptions, quelquefois seulement pour cela. Cet étage est le plus valorisé dans la bâtisse, par l'architecture en concordance avec la mode dans la société. Le "bon goût" joue aussi sur la hauteur de la bâtisse et son nombre d'étages. Le terme étage est à l'origine utilisé pour désigner les pièces de demeure, les pièces d'habitat confortable en niveau surélevé dans les bâtisses, distingué des locaux pour marchandises, les magasins et greniers. Il se situe à un niveau différent dans le bâtiment suivant le style architectural et les époques et la région. Le niveau le plus noble d'un immeuble dans l'architecture de la Rome antique de Néron est le rez-de-chaussée. L'étage noble style baroque est redevenu le rez-de-chaussée dont l'entrée de (grand) apparat est totalement scindée des entrées des étages ou bien se situe à côté de la volée d'escalier. L'étage noble du classicisme français sous Louis XIV est au premier étage d'immeuble et alimenté par l'escalier principal dont l'entrée se situe dans le porche, à la descente de la voiture tirée par des chevaux nécessitant un passage haut (et une cour arrière pour faire demi-tour). L'étage noble de l'architecture néo-classique époque Second Empire est au deuxième étage. L'étage d'apparat pouvait ne comporter que des pièces de jour : un appartement, un seul "lot" au sens des notaires, pouvant faire plusieurs étages qui sont atteints par leurs escaliers propres, sans avoir à passer par les escaliers communs. Cette forme d'appartement quand sur deux étages, a pris le nom de duplex, américanisme adopté en 1960. Les immeubles distribués en appartements sont fabriqués depuis le XVIIIe siècle, ils sont généralement composés d'appartements sur plusieurs étages même pour les appartements petits[10]. Les immeubles d'habitat sont fréquemment dans les centres anciens la nouvelle forme donnée par la réhabilitation des hôtels spécifiques (dès l'Ancien Régime en France). L'étage noble n'existe que dans les immeubles qui se réfèrent à cette architecture d'hôtel princier avec différence affichée de classe sociale des occupants. Dans les immeubles anciens de rapport, sans ascenseur, les étages du haut étaient dépréciés et pouvaient être occupés par les familles de la classe ouvrière, la hauteur de plafond pouvait être bien inférieure à celle des étages intermédiaires. L'eau pouvait n'être pas eau courante (venant d'un robinet) disponible à l'ensemble des étages. Les étages supérieurs, avec les combles affectés au personnel de maison, pouvaient n'être alimentés que par l'escalier dit «de service» localisé en fond de cour. Les immeubles de rapport de Paris au milieu du XIXe siècle étaient répertoriés en classes suivant leur hauteur :

Un appartement loti sur un seul étage est un appartement de plain-pied, ce qui est une formule affichant une bonne classe sociale pour un appartement reconnu comme plutôt grand.

La mezzanine 
d'appellation moderne reprend l'idée à l'origine de l'entresol, en étage, d'où son autre nom de demi-étage. La mezzanine est un plancher supplémentaire qui vient diviser une pièce de hauteur de plafond de plus de 4 mètres ce qui augmente la surface utilisable de la pièce. Elle n'est pas à l'origine conçue pour la copropriété comme un niveau différent ne se répercute pas sur la structure de construction, est de la responsabilité totale et exclusive de son propriétaire pour tout désordre et n'est pas alors enregistrée comme élément du calcul de taxes foncière ni du calcul de répartition de charges communes de copropriété. Dans la construction moderne livrée clef en main, elle est cependant un niveau comme les autres avec les mêmes sujétions de construction — épaisseur de dalle, hauteur sous plafond, etc — et de taxes. Elle apporte en fait une forme d'appartement duplex.
Le comble 
qui est l'espace sous la couverture du toit peut être un étage s'il est accessible avec un plancher et pas uniquement délimité par un plafond pour l'étage du dessous. Il forme une (des) mansarde (s) s'il est habité ou bien un grenier, un entrepôt de grain et de fourrage utilisant une lucarne qui peut être devenu une réserve pour objets ou un séchoir à linge. Le comble à l'origine non accessible a pu être rendu accessible par la réhabilitation de la toiture surtout au cours du XXe siècle avec les techniques modernes fournissant des planchers légers. Le comble, le grenier, n'existent bien entendu pas dans un bâtiment de structure répandue de l'architecture moderniste avec toiture terrasse et généralement sans véritable cave : on y utilise le cellier façon moderne en substitution. Cependant cette forme délaissée du comble a été reprise en gabarit du dernier étage d'immeuble en béton à partir du dernier quart du XXe siècle dans les constructions "façadistes" où le toit à la "Mansart" est rappelé, et pour les constructions modernes profondes qui ont un toit simple à deux pentes larges équipé d'un éclairage zénithal.
La terrasse supérieure accessible 
(qui pour les puristes n'est pas un étage puisque sans plafond) est le niveau supérieur qui est utilisé pour jouir du panorama, ou bien y effectuer une activité de plein-air, avec souvent un espace paysager en architecture européenne. Cette forme est issue après la seconde moitié du XXe siècle de l'architecture du Sud (voir aussi terrasse végétalisée). Dans l'architecture respectant les traditions du bassin méditerranéen (après le Moyen-âge), cet étage à servi de séchoir et réserve (dans le même esprit que des magasins) pour des denrées périssables, et a servi de circulation dans l'agglomération des constructions qui se rejoignent y compris au dessus des rues par l'intermédiaire des terrasses de logis qui les surplombent. [11] Dans certaines architectures actuelles en béton de ce bassin méditerranéen (par exemple celle de Turquie) la dalle supérieure construite n'achève que provisoirement la construction de l'immeuble, il est habituel d'ajouter au cours du temps et suivant les moyens disponibles d'autres dalles au dessus pour disposer d'autres étages.

Architecture industrielle

En dehors de l'habitat pur et de ses besoins à satisfaire sur des surfaces au sol réduites parce que rares, l'étage est une composante de construction des ateliers et manufactures par obligation technique : ainsi habituellement la minoterie utilise la descente des grains d'étage de traitement en étage de traitement accessibles avec la célèbre échelle de meunier, ainsi l'architecture industrielle traduisant volontairement les conventions morales utilisée pour construire des manufactures de tissage du XIXe siècle hygiéniste à la campagne a prévu des dortoirs de jeunes filles — surveillées par des religieuses afin qu'elles ne sortent pas la nuit — à l'étage au dessus des mécaniques du hall au rez-de-chaussée, à la place des locaux tous usages en ville particulièrement hauts de plafond où le travail et la vie domestique se côtoyaient.

Architecture militaire

L'étage a toujours été une composante de l'architecture peu ou prou militaire pour organiser la défense et sécurité : ainsi certaines tours de fortification du moyen-âge sont accessibles uniquement avec une échelle par l'étage et sa fenêtre, ainsi la légendaire "Belle" est enfermée au dernier étage de la Grande Tour.

Architecture religieuse

L'étage (qui peut être un demi-étage associé à une salle suivant le concept galerie d'apparat) est une composante de l'architecture religieuse, comme composant de l'intégration de la substance à l'univers par le caveau en sous-sol, comme composant de l'élévation indispensable vers le ciel, comme composant d'organisation au sein des édifices par sa qualité propre de séparation des pratiquants accédant à des zones scindées dans des temples, des églises, des mosquées, des synagogues dans le respect des règles de séparation des genres propres à chaque culte.

Architecture commerciale

L'étage va permettre de spécialiser les espaces de vente par gamme de produit dans les édifices du XIXe siècle, les nouveaux palais de la vente de la distribution de masse débutante qui a de bons prix : étage du linge, étage du matériel de cuisine etc accédés par des escaliers mécaniques et des ascenseurs. Cette conception reprend l'idée de la rue-coursive d'étage du phalanstère (dans ce cas demi-étage) bordant une salle centrale. La galerie commerciale en passage couvert dans un îlot de maisons reste pour sa part en rez-de-chaussée, elle reprend le concept de palais d'exposition en fer et verre qui abrite des espaces où on trouve les choses rares et de valeur.

Cependant à partir de l'implantation de centres commerciaux au milieu XXe siècle, on a pu distinguer deux types d'édifice :

Les centres ne comportant qu'un rez-de-chaussée 
et qui intègrent le concept de rue couverte par les alignements des façades dites extérieures des petits commerces de détail dans une allée en annexe à côté "du géant de la distribution". Tout cela est abrité dans le même espace couvert qui est opaque dans sa façade vue du parc de stationnement.
Les centres à plusieurs étages 
qui sont des rues couvertes juxtaposées, composées des façades des locaux bien différents tous en rez-de-chaussée malgré leur niveau, boutiques qui peuvent quelquefois simuler être en plein air avec une ébauche de toit en proéminence dans l'allée. La façade extérieure de la totalité peut dénoter ou non plusieurs niveaux, la vue depuis l'extérieur ne procurant pas de repérage de niveaux mais un affichage d'enseignes.

La réhabilitation du commerce particulièrement spécialisé localisé en étage d'immeuble se fait en ce début de XXIe siècle concerné en ville par la rareté du terrain, le coût des pas-de-porte, la difficulté des déplacements urbains et la facilité des déplacements en immeuble par les ascenseurs.

Un élément de l'économie

La promotion immobilière moderne a changé les habitudes des valeurs respectant les traditions attribuées aux étages : plus l'étage est haut, plus la vue est belle et moins l'air est pollué : la valeur surfacique augmente (prix au m2), la répartition dans l'immeuble des appartements de grande taille n'est plus la même selon le standing visé par la promotion en bas ou haut de gamme, et la terrasse est reine. On a pu même voir le dernier étage traité en attique prendre la forme générique d'une maison individuelle. De la même façon, l'importance des locaux qui sont des bureaux dans leur immeuble spécialisé est un signe d'hiérarchie selon leur altitude dans l'immeuble, plus uniquement selon la surface ou le style d'aménagement : on est passé du rez-de-chaussée du bureau directorial dans l'entreprise fin du XIXe siècle, au premier étage milieu du XXe siècle, puis au sommet de la tour XXIe siècle pour le bureau du président. Si dans l'architecture actuelle la circulation dans l'édifice est voulue complètement libre, moins contraignante ou moins ordonnée, et en particulier moins objet de protocole qu'jusque là (voir les magasins self-services et bureaux aménagés sur les plateaux), si cela est une constante de progrès affichée dans l'architecture molle, l'étage reste aussi un élément d'organisation de l'espace qui permet rendre de façon sensible dans l'esprit des gens la structure de la société avec sa stratification. De ce point de vue la hauteur de l'édifice reste actuellement toujours une marque de réussite semblable à celle des hauteurs de cathédrales au moyen-âge donnant leur importance religieuse. La hauteur est symbolique et l'étage sert désormais de repère unitaire de hauteur. L'importance dans la modernité est affichée, les records concernant les édifices sont médiatisés dans le même esprit à présent que au cours de la construction de la Tour Eiffel (et ses 3 étages qui ont fait discussion), avec le record particulièrement parlant du nombre d'étages.

Voir aussi

Notes

  1. Voir aussi l'absence de treizième étage par superstition.
  2. Par exemple celle de Yona Friedman.
  3. Et cette terre a donné par exemple son nom au parterre du théâtre.
  4. Par exemple à Brasilia les Superquadras conçues par Oscar Niemeyer.
  5. Voir l'article «rez-de-chaussée» dans le Grand dictionnaire terminologique [1]
  6. Par exemple à Monaco.
  7. Selon sa racine latine, au XVIIe siècle, localisé entre "solives", au terme indépendant de "sol" comme terre.
  8. Par exemple à Grenoble en 1966 avec les "Tours olympiques".
  9. Voir le Plan libre
  10. Voir la signification de flat pour le terme en anglais d'appartement standing (de bonne classe).
  11. Ces voies ont contribué à dissocier la population pour des raisons de pratique religieuse institutionnalisée. Cas observé classiquement pour les ménagères.

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